Des Promesses aux Actes Le Sénégal attend le grand changement

Le Monde Diplomatique Fev 2002

Pays vitrine de l'Afrique francophone, le Sénégal fait face, comme les autres pays du continent noir, aux conséquences sociales des plans d'ajustement structurel imposés depuis vingt ans par les bailleurs de fonds internationaux. Le 19 mars 2000, la coalition hétérogène du libéral Abdoulaye Wade a " renversé par les urnes " le président socialiste Abdou Diouf, identifié à la crise. Mais, près de deux ans après cette alternance historique, les Sénégalais s'impatientent : débrouille, pauvreté, chômage sont le lot quotidien de nombre d'entre eux. Désormais classé dans la catégorie des pays les moins avancés, le Sénégal, qui vient d'enterrer le père de son indépendance, Léopold Sedar Senghor, renoue avec un climat social tendu.

Dakar, 16 décembre 2001. Une certaine fébrilité envahit les rues et l'agitation grandit sur les marchés. Sur les trottoirs de la grouillante capitale sénégalaise, les étalages improvisés se multiplient : maroquinerie, cassettes vidéo, téléphones portables, épices, accessoires de cuisine... Demain, si le croissant de lune fait son apparition, ce sera la korité, la grande fête qui célèbre la fin du ramadan. Fatigués par quatre semaines de jeûne, les Sénégalais, à 92 % musulmans, s'apprêtent à faire la fête avec un art qui n'appartient qu'à eux.
Pourtant, la situation sociale du Sénégal s'est nettement dégradée en quelques années jusqu'à provoquer, en juillet 2000, le classement du pays dans la catégorie peu enviable des pays les moins avancés (PMA) (1). Plus de 65 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté (2) et la mendicité s'étale, criante, dans les rues. En outre, l'harmonisation fiscale induite par la mise en place du marché commun de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) (3) a entraîné une brusque montée des prix des produits de première nécessité. En cette veille de korité, la morosité le dispute à l'esprit de fête.
La presse fournit des conseils de circonstance (par exemple pour expliquer à un proche qu'on n'a pas eu les moyens de lui offrir le cadeau attendu) ou rappelle, fort à propos, quelques principes de base (dépenser trop est contraire à l'esprit religieux) (4). Mais rien ne saurait empêcher les Sénégalais de faire la fête : " Je vis sans souci, au jour le jour, quels que soient les problèmes. Quand les fêtes arrivent, on doit les vivre dans la joie ", explique, dans un large sourire, une jeune fille du marché populaire de Sandaga, au centre de Dakar. Elle est venue avec une amie choisir un tissu pour une nouvelle robe. " La fête à tous prix " titre le quotidien Le Soleil, suspendu par une pince à linge à l'étal d'un marchand de journaux.
En vingt ans, la société a subi plusieurs chocs profonds : la mise en oeuvre du plan d'ajustement structurel à la fin des années 1980, le plan d'urgence (plan d'austérité) qui lui fit suite, la dévaluation du franc CFA en 1994 et l'intensification de l'exode rural dans les années 1980 et 1990 (5). Selon les sociologues Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf, cette période est marquée par un " appauvrissement généralisé et, surtout, un désarroi des jeunes (6) ". Le pays occupe la 160e place sur 175 dans l'échelle de développement humain élaborée par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Le 19 mars 2000, le renversement par les urnes du président socialiste Abdou Diouf avait fait naître un immense espoir de changement (7). " Le 19 mars 2000, c'est notre 10 mai 1981 à nous ", commente Modou, étudiant en économie à l'université Cheikh- Anta-Diop. La jeunesse s'est fortement mobilisée et le processus électoral s'est déroulé pratiquement sans incident. Mais, plus qu'une adhésion à la coalition " sopi " (changement en wolof), dirigée par le libéral Abdoulaye Wade, c'est le rejet d'un système qui s'est alors exprimé. L'ancien président socialiste avait cristallisé sur son nom les frustrations sociales accumulées en vingt ans d'ajustement structurel et la volonté d'en finir avec la corruption et le clientélisme. " L'exaspération était telle que si nous avions présenté une chèvre contre Diouf, elle aurait été élue ", raconte le militant associatif Alain Agboton.
Pour nombre de Sénégalais, le successeur désigné par le président Léopold Sedar Senghor, en décembre 1980, est associé à une rupture dans l'histoire de l'après-indépendance. " Diouf, c'est l'arrivée des technocrates, des "pingouins" avec leur look FMI ", estime ainsi M. Moussa Sene Absa, réalisateur de " Goorgoorlou ", une série télévisée très populaire qui raconte la vie quotidienne d'un Sénégalais moyen (lire Goorgoorlou, le cri du peuple). De fait, les années Diouf ont été celles de l'insertion dans la mondialisation et de la rupture des compromis socio-économiques post-coloniaux. Corsetée par les bailleurs de fonds, la puissance publique se défausse alors de plus en plus sur la " société civile ". Traditionnellement ouverts sur l'extérieur et entreprenants, les Sénégalais affrontent la situation avec une énergie étrange où se mêlent débrouille, engouement pour la modernité, nostalgie des valeurs rurales, contestation dure et tentation de l'exil. Pour la plupart, c'est le " système D " généralisé, les petits boulots d'un jour, les astuces pour joindre les deux bouts.
Un an et demi après l'alternance, les habitants s'impatientent. Si l'opinion et la presse généraliste paraissent conserver un a priori favorable au jeune gouvernement, les émissions interactives des différentes radios (telles Sud FM ou Walf FM) laissent entendre des critiques acerbes. A Dakar, où l'on recense un millier de groupes rap, les musiciens racontent la précarité et scandent des appels au changement. Gens du verbe, les Sénégalais n'hésitent pas à exprimer leurs revendications par les journaux satiriques, l'art et les graffitis rageurs : niveau des prix, corruption, amélioration des services publics, ramassage des ordures...
" C'est très difficile de se tenir en équilibre ", raconte Bobo, 30 ans, surnommé ainsi à cause de ses tresses " rasta " qui le font ressembler à Bob Marley. Il fait le guide sur l'île de Gorée. " L'Etat ne fournit plus d'emplois et les solidarités traditionnelles ne marchent plus aussi bien qu'avant. Certains jeunes tombent dans la folie, se mettent à boire, se droguent, dorment sur le trottoir. "
Dans la rue, toutes sortes de mendiants mi-charmeurs, mi-arnaqueurs talonnent le toubab (Blanc) dans ses moindres déplacements. " Lorsque j'étais enfant, raconte Iso, travailleur social, la quarantaine, on n'aurait jamais osé demander de l'argent comme ça. Mon père m'aurait sévèrement corrigé. " Pour Meissa, jeune chauffeur-livreur, " c'est triste, maintenant, quand on va vers les étrangers pour les accueillir, comme c'est la tradition, ils croient qu'on veut leur demander de l'argent ".
Les frustrations sont d'autant plus vives que la richesse se voit. Les voitures dernier modèle sillonnent les rues et contrastent avec un parc automobile vétuste alimenté par l'importation de véhicules d'occasion en provenance d'Europe ; de nombreux chantiers de construction sont en cours et les belles villas ne sont pas rares. Le Sénégal est le pays d'Afrique francophone le plus aidé, deux fois plus que la Côte-d'Ivoire ; il reçoit 105,29 euros par habitant, c'est-à-dire 2,5 fois la moyenne des pays du continent (8). L'aide extérieure a triplé en quinze ans, mais les deux tiers sont consacrés à l'annulation de la dette.
" Evidemment qu'il y a de l'argent !, s'emporte M. Ibrahima Thioub, professeur d'histoire à l'université Cheikh-Anta-Diop. Mais on n'en profite pas, parce qu'il est recyclé dans le système pour maintenir des groupes au pouvoir ou en éloigner d'autres. "
Le clientélisme est communément perçu comme une des causes du sous-développement. Dans un café près de la place de l'Indépendance, M. Déthié Sall, aujourd'hui cadre dans une compagnie d'assurances à Paris, se souvient : " J'ai connu les tourments du système sénégalais : j'ai voulu monter une petite entreprise à Dakar dans les années 1990. Je faisais travailler une dizaine de personnes. Mais j'ai dû renoncer : impossible de faire quoi que ce soit sans bakchich ou sans passe-droit. " Pour avancer, il faut connaître des gens, faire partie d'un réseau, renvoyer les ascenseurs, parfois même obtenir le soutien des marabouts (9).
Parvenu au pouvoir dans une assez grande transparence électorale, le gouvernement de M. Wade jouit d'une légitimité incontestable et l'opinion attend qu'il s'en serve. Mais, pour M. Thioub, le clientélisme sera dur à déraciner, car il s'inscrit dans " un long héritage de personnalisation des postes et d'utilisation du pouvoir comme lieu d'accumulation et de redistribution des richesses. Cela remonte au moins aux monarchies de l'économie atlantique des XVIe et XVIIe siècles ; peut-être même encore plus loin, à l'époque médiévale ".
Des grèves dures
Le gouvernement de M. Wade poursuit dans ses grandes lignes la politique économique de ses prédécesseurs, en accord avec les bailleurs de fonds (Fonds monétaire international et Banque mondiale) dont l'approbation est devenue un argument politique en dépit de la dégradation de la situation sociale. Le programme de privatisation des grandes entreprises nationales est poursuivi : Société nationale d'électricité (Senelec), Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Société de développement des fibres textiles du Sénégal (Sodefitex), transports ferroviaires... Les orientations fondamentales de l'économie n'ont pas été remises en cause : une économie dépendante des marchés extérieurs, aussi bien pour l'alimentation que pour les produits de nouvelles technologies (10). Un temps, l'importance particulière accordée par le président Abdoulaye Wade aux infrastructures, notamment de transport, avait pu laisser envisager la mise en oeuvre d'une forme d'intervention publique (11). Cependant, les projets sont demeurés flous et ont finalement été dilués dans l'Initiative africaine de développement adoptée au sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) le 11 juillet 2001 à Lusaka (Zambie) (12).
Le climat social se tend. Le pays renoue avec les durs mouvements de grève de l'ère Diouf. Cela prend parfois des dimensions spectaculaires, telles les manifestations du contingent sénégalais de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) qui, de retour au pays, n'a pas reçu sa solde. A plusieurs reprises, et notamment à Thiès, les soldats ont bloqué les voies d'accès à la capitale. Plus généralement, les tensions naissent de l'absence de perspectives sociales dans un pays où l'Etat est défaillant et n'assume pas ses missions. Ainsi, les campus sont régulièrement en grève et, en janvier 2001, la manifestation des étudiants de l'université Cheikh-Anta-Diop a dégénéré, faisant un mort chez les jeunes.
Des entreprises peuvent fermer du jour au lendemain en laissant leurs employés sans recours, car les moyens de faire respecter le peu de réglementation qui existe sont dérisoires. " Les inspecteurs du travail n'ont même pas d'essence à mettre dans leur voiture ", critique M. Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs sénégalais (CNTS), le principal syndicat du pays. En outre, lors des privatisations, les questions sociales sont sous-estimées : " On pense à ceux qui n'ont jamais travaillé, souligne le responsable de l'ancienne centrale socialiste, mais on oublie toujours ceux qui perdent leur emploi. Avec eux, compte tenu de l'importance des solidarités familiales au Sénégal, c'est une quinzaine de personnes qui se retrouvent en difficulté. "
Mais, comme dans tous les pays pauvres, c'est l'étendue du secteur informel qui donne une idée de l'état des relations sociales. Véritable soupape de sécurité et de survie en période de crise, il s'agit du secteur le plus créatif d'emplois. Seuls 200 000 salariés étant recensés sur une population active de 3 800 000 personnes, tandis que le taux de chômage officiel se situe autour de 11 %, la plupart des habitants dépendent donc de l'économie parallèle. Elle concerne de nombreux services utiles, notamment dans l'alimentation ou le transport, et son développement a accompagné celui de l'urbanisation (environ 40 % des Sénégalais habitent en ville). Pour M. Guiro, il est possible, sur certains secteurs comme les cars rapides, de travailler à tirer des professions vers l'économie formelle, car ce secteur échappe à toutes les protections légales en matière de santé et de droit du travail. En outre, compte tenu de la médiocrité des salaires (13), " tout le monde est tenté, à un moment ou à un autre, de toucher à l'informel, même les fonctionnaires, qui gagnent en moyenne 600 000 francs CFA (92 euros) par mois ", ajoute cet homme de dossiers.
Dans ce contexte de crise où chacun joue du " système D ", les associations sénégalaises, particulièrement dynamiques, tentent de créer des emplois et de soutenir les besoins de première nécessité comme l'éducation et la santé. En outre, les bailleurs de fonds incitent les associations à devenir les relais des programmes d'aide et des plans de lutte contre la pauvreté. Pour M. Babacar Diop Buuba, président du Conseil des organisations non gouvernementales d'appui au développement (Congad), les associations doivent contribuer à recomposer un tissu social malmené par la crise. Tous les jours, les journaux relatent des initiatives nouvelles : création d'un groupement d'intérêt économique des handicapés, qui font du carton avec du papier recyclé, les écoles de la rue pour les enfants errants, les groupes de femmes commerçantes... A cela s'ajoute l'intervention de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) étrangères. " C'est devenu très branché de travailler pour une ONG ", commente, caustique, un rappeur.
Toutefois, si les projets de développement sont appréciés pour leur aide concrète, l'arrogance de certains, " qui roulent en 4 x 4 ", la compétition parfois stérile des différents groupes ou le manque de suivi peuvent aussi provoquer des incompréhensions. De même, les ONG suscitent l'irritation des responsables politiques, qui leur reprochent leur manque de transparence. " Dans certains villages, les ONG sont plus connues que les ministres ", dit, dans un demi-sourire, M. Babacar Diop Buuba. Et l'on se trouve dans une sorte de cercle vicieux lorsqu'on constate que c'est la défaillance de l'Etat qui conduit parfois les associations à intervenir dans le secteur formel. Ainsi, le 5 juillet 2001, le Congad a facilité une rencontre entre syndicats d'enseignants et ONG afin de coordonner l'action des uns et des autres sur le terrain. Pour M. Oumar Sall, de la Maison des enfants errants de Dakar, " il faut une réponse politique, nous ne sommes là que pour faire émerger les problèmes. Le danger serait que nous fassions la même chose pendant trente ans avec le soutien de l'Unicef et que rien ne change ". M. Thioub ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme, avec une pointe d'agacement : " La lutte contre la pauvreté n'est pas un programme de développement. "
L'absence de perspective et l'échec des prétentions réformatrices de l'Etat post-colonial (14) favorisent l'hémorragie des forces vives du pays. Au Sénégal, les rêves d'exil et la fuite des cerveaux sont alimentés par la traditionnelle ouverture du pays sur l'extérieur et l'énergie commerçante des Wolofs, l'ethnie majoritaire. Par la frustration et le mimétisme, la télévision et les cassettes vidéo entretiennent le mythe d'un eldorado extérieur. Et ceux qui rentrent sont trop fiers pour avouer combien les conditions de vie sont dures pour un immigré sans diplôme dans un pays riche. En outre, même avec un maigre salaire, la diaspora dispose d'un grand pouvoir d'achat au Sénégal et peut entretenir l'illusion.
" Pourtant, on peut réussir ici, insiste Mlle Oumy Fall, 25 ans, responsable administrative et financière d'une société spécialisée dans les nouvelles technologies. J'en suis la preuve. Il faut de la volonté et, surtout, il faut investir sa volonté ici. " Diplômée de l'école de commerce de Dakar, elle a refusé les propositions de sociétés étrangères pour pouvoir rester dans son pays. Elle rêve d'ouvrir un cybercafé qui serait aussi un lieu de formation pour les jeunes femmes ayant quitté la campagne pour chercher du travail en ville. Comme de nombreux jeunes cadres, elle estime que les nouvelles technologies de l'information et de la communication changent considérablement la donne (15) : on peut envisager de rester si on sait qu'on peut avoir accès aux bibliothèques, à la culture internationale, aux marchés... " Les possibilités offertes par l'émigration sont surévaluées, de même qu'est sous-évaluée la possibilité de réussir au Sénégal ", estime M. Thioub. " Nos élites donnent le mauvais exemple en se faisant systématiquement soigner à l'étranger, même pour les opérations les plus banales que n'importe quel hôpital sénégalais peut pratiquer, ajoute l'énergique professeur. De même, si elles scolarisaient leurs enfants ici, peut-être mettraient-elles plus de volonté à payer les enseignants et à mettre un terme aux années blanches. "
Une génération très critique
" Le changement réside dans les comportements et les mentalités ", souligne l'écrivain Boubacar Boris Diop. La révérence traditionnelle pour le pouvoir et l'absence de notion du bien public freinent cette évolution. Pour Mlle Fall cependant, le temps joue en faveur du Sénégal. " Ma génération est très critique ; elle essaie de changer les choses, et les générations qui suivent sont dans le même état d'esprit. " Dans le café de l'avenue Lamine-Gueye où la pénombre du jour déclinant voit arriver les clients qui guettent la rupture du jeûne, la jeune femme souriante noue ses cheveux tressés. " Depuis l'alternance, des amis m'appellent de l'étranger et me demandent de les aider à trouver un appartement, car ils songent à rentrer à Dakar. "
" J'ai l'espoir que les choses changent ", dit Bobo. Près du marché de Sandaga, une main malhabile a dessiné la silhouette des Tortues Ninja sur le mur d'une maison. " Si l'alternance pouvait au moins servir à identifier les problèmes ", soupire Boubacar Boris Diop.
ANNE-CÉCILE ROBERT

(1) Défini par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), le statut de PMA est attribué au regard de trois critères : faible niveau du produit intérieur brut par habitant ; insuffisance des ressources humaines et manque de diversification de l'économie. Voir le site de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
(2) Source : PNUD-Sénégal. Le seuil de pauvreté est défini comme le revenu nécessaire à l'acquisition de l'équivalent de 2 400 kg calories par jour et par personne.
(3) L'Uemoa comprend, outre le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte-d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Togo.
(4) Le Soleil, Dakar, 15 décembre 2001.
(5) Lire Tom Amadou Seck, " Le Sénégal au défi de l'ajustement structurel ", Le Monde diplomatique, octobre 1998.
(6) " Le baobab a été déraciné ", Politique africaine, Paris, juin 2000.
(7) Lire Sanou M'Baye, " Au Sénégal, les chantiers du changement ", Le Monde diplomatique, avril 2000.
(8) Haut conseil de la coopération internationale
(9) Lire Sophie Bava et Danielle Bleitrach, " Les mourides entre utopie et capitalisme ", Le Monde diplomatique, novembre 1995.
(10) Lire Sanou M'Baye, op. cit.
(11) " Wade est-il vraiment libéral ? ", Economia, Paris, n° 6, avril 2001.
(12) L'Initiative africaine est la fusion du plan Omega du président Wade et du Programme de renaissance de l'Afrique proposé par le président sud-africain Thabo Mbeki. Elle fixe une dizaine d'objectifs à court, moyen et long terme, en matière de sécurité, mais aussi de croissance économique, de réduction de l'endettement, de développement humain, d'environnement et d'infrastructures. " Sénégal, alternance économique ? ", Economia, n° 12, septembre 2001.
(13) Le salaire moyen est de 61 euros dans le secteur privé et de 92 euros dans le public.
(14) Lire Mamadou Diouf, Histoire du Sénégal, Maisonneuve et Larose, Paris, 2001.
(15) Lire " Internet, la grenouille et le tracteur rouillé ", Manière de voir, n° 51, " Afriques en renaissance ", mai-juin 2000.