À N’djili, le pont sur route se précipite sur un camion benne tuant au moins deux personnes

ÉDITION «LE SOFT INTERNATIONAL2» N°858 DATÉ 8 MAI.

Mobutu, le Léopard, avait eu l’ingénieuse idée de faire de l’avenue Patrice-Émery Lumumba un vrai boulevard, une voie expresse afin de faciliter la circulation aussi bien des véhicules automobiles que des piétons.

Conseillé par un entrepreneur, il fit organiser le passage des piétons par voie aérienne.
Le projet n’a, en réalité, jamais marché. L’un après l’autre, ces masses de béton de plusieurs tonnes surplombant le boulevard ont fini par s’écraser au sol.

Du fait des conducteurs des véhicules. Dimanche 7 mai en pleine journée, l’une de ces pièces de béton armé s’est écroulée sur la chaussée, tuant au moins deux personnes qui s’étaient perchées sur son toit soit pour traverser le boulevard, soit pour y passer du bon temps en jetant un autre regard sur la ville et sa circulation coupe-gorge.

C’est un véhicule benne dont des membres d’une équipe de football voulaient prendre le contrôle qui a provoqué la tragédie. Les joueurs voulaient carjacker la benne, prétextant vouloir l’utiliser comme un corbillard en vue de conduire un mort à sa dernière demeure. Le chauffeur du benne ne l’ayant pas entendu de la même oreille, une bataille s’en est suivie à bord de la benne tandis que celle-ci poursuivait sa route. Les joueurs tenaient à prendre le contrôle du benne, le chauffeur opposait une farouche résistance.

À l’entrée de N’Djili, l’un des carjackeurs porta la main sur une manette qui fit soulever la bascule de la benne. Et alors que le véhicule passait sous le pont, la bascule toucha le pont qui céda aussitôt rendant prisonnier le benne.

Deux au moins des personnes qui se trouvaient sur le pont furent tuées sur le coup. Plusieurs heures après cette tragédie sur la principale et seule artère conduisant à l’aéroport international, aucune présence d’aucune autorité n’était signalée sur les lieux, rendant encore plus précaire la circulation automobile.
ALUNGA MBUWA.