Après-guerre et or noir en Angola

lLe Monde Diplomatique mai 2008 — Pages 18 et 19

Trente ans de guerre civile et d’invasions étrangères ont ravagé l’Angola. Mais, depuis la mort de Jonas Savimbi, dirigeant de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), et les accords de paix de 2002, le pays a renoué avec la croissance économique. Le pétrole alimente la reconstruction des infrastructures, détruites à près de 70 %. La capitale Luanda reflète bien cette nouvelle ère : un vaste chantier gavé de « pétrodollars » sur fond de pauvreté galopante. Dividendes de la paix et justice sociale devraient ainsi occuper la campagne des législatives de septembre prochain.

La construction du « plus grand symbole de la modernité du pays », selon ses promoteurs angolais, a été lancée en janvier dernier à Luanda : une tour de trois cent vingt-cinq mètres, avec vue imprenable sur la ville et les alentours. La plus haute du continent africain, souligne-t-on à l’envi, en énumérant tous les édifices concurrents, situés pour la plupart en Afrique du Sud. Ce bâtiment aura la forme de la lettre « A », et comptera soixante-dix étages qui abriteront un hôtel de luxe de mille quatre cents chambres, un centre commercial, une clinique, des restaurants, des cinémas et des appartements mis en vente à 6 500 dollars (4 115 euros) le mètre carré. Coût prévu : 800 millions de dollars (506 millions d’euros). Un chiffre qui n’a guère ému des médias blasés par le déferlement de milliards dès qu’il s’agit d’évaluer la rente pétrolière ou de nouveaux projets.

Très symboliquement aussi, la « tour Angola », ainsi qu’on la surnomme, comptera un mètre de plus que la tour Eiffel ! La comparaison peut impressionner le public luandais, familier de Gustave Eiffel, car on attribue à celui-ci un élégant palais en métal construit au cœur de la ville coloniale au lendemain de la première guerre mondiale. Comme la plupart des bâtiments de l’époque, aux caractéristiques couleurs jaune et rose, il se trouve en piteux état.

Après des années de conflit, l’Angola a retrouvé la paix avec l’accord de Luanda du 4 avril 2002 (1), signé entre le gouvernement dirigé par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) de Jonas Savimbi, tué par l’armée angolaise le 22 février 2002. Envahi dès la veille de l’indépendance, en 1975, par l’armée sud-africaine dans le but d’empêcher le MPLA de s’emparer du pouvoir, l’Angola a été partiellement occupé pendant de longues périodes. Les confrontations avec l’armée de Pretoria y ont atteint une intensité jamais égalée en Afrique subsaharienne. Et la victoire de Cuito Cuanavale en 1988, grâce aux renforts cubains qui ont mis en échec la supériorité aérienne sud-africaine, a marqué un tournant décisif pour la région : indépendance de la Namibie, déclin inexorable du régime ségrégationniste. Ce qui a fait dire au président du Congrès national africain (African National Congress, ANC), M. Jacob Zuma, invité aux célébrations du vingtième anniversaire de la bataille de Cuito, le 23 mars 2008, que « la contribution du MPLA et du peuple angolais à la lutte pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud n’a d’égal dans aucun pays du continent ».

Avec la paix, l’Angola est devenu un vaste chantier. En quelques années, les gratte-ciel ont poussé comme des champignons. Il s’agit, pour la plupart, de sièges de compagnies pétrolières, de banques ou d’assurances. Les promoteurs les construisent comme autant d’enclaves, insouciants de leur environnement immédiat : rues boueuses et circulation chaotique.

Face à la splendide baie naturelle de Luanda s’élève le nouveau siège de la Sonangol, la toute-puissante compagnie nationale du pétrole. L’or noir représente 60 % du produit intérieur brut, 90 % des recettes d’exportations et 83 % de celles de l’Etat. Sur le toit du bâtiment se trouve un héliport, dispositif indispensable si l’on veut échapper au trafic congestionné de la métropole, envahie par des milliers de rutilants 4 x 4 grand modèle. Il faut compter parfois une heure par kilomètre parcouru. La marche n’est guère conseillée car, outre divers désagréments — crevasses, déchets, flaques d’eau —, les travaux d’assainissement urbain ont rendu de nombreux trottoirs impraticables.

Inspirés par les capitales du golfe Arabo-Persique, des entrepreneurs angolais bien placés dans les cercles du pouvoir rêvent de transformer Luanda en une cité futuriste. Avec bientôt deux millions de barils de pétrole par jour, l’Angola se doit d’afficher les symboles de sa puissance... Ainsi, la fameuse avenue qui longe la baie depuis le port jusqu’à la forteresse portugaise du XVIe siècle sera élargie en grignotant sur la mer. Des travaux estimés à quelque 200 millions de dollars, dont se chargeront des entreprises privées qui, en échange, ont obtenu gratuitement les terrains pour construire, face à l’océan, de luxueux édifices évalués à 2 milliards de dollars ! « Le pire a été évité, affirme pourtant un riverain, cadre de la fonction publique. Le projet de bâtir un gratte-ciel au milieu même de la baie, sur le modèle de celui qui symbolise Dubaï, a en principe été abandonné. »

Et que fait-on côté cour ? Dans les allées du pouvoir, on énumère les nombreux plans destinés à améliorer le sort des musseques (bidonvilles) surpeuplés ; mais, sur le terrain, on ne discerne guère d’empressement. Or la tâche est très lourde, même au cœur de Luanda. Ainsi, juste derrière le port, près d’un grand marché populaire et du quartier des ambassades, un des musseques les plus miséreux continue de s’étendre sur une montagne de déchets...

L’exiguïté des espaces constructibles de Luanda a relancé un vieux projet : créer une nouvelle capitale administrative. L’emplacement a été choisi dans l’estuaire du fleuve Dande, à quelque soixante kilomètres au nord de Luanda. L’étude a été confiée à l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, le concepteur de Brasília (qui a fêté ses 100 ans en décembre dernier !).

Les inégalités sont criantes : entre régions, entre zones urbaines et rurales, entre la côte et l’intérieur. Et elles sont parmi les plus élevées du monde : 68,2 % de la population (13 millions d’habitants) vit avec moins de 2 dollars par jour (1,25 euro). La dégradation de l’état sanitaire est mise en évidence par des épidémies récurrentes de choléra (plus de soixante-dix mille cas en 2006, dont deux mille huit cents morts). En dépit d’un taux de croissance à deux chiffres depuis quelques années (23 % en 2007), le pays — qui se trouve au 162e rang (sur 177) sur l’échelle du développement humain (2) — ne pourra atteindre un seul des Objectifs du millénaire pour le développement (santé, éducation, réduction de la pauvreté, etc.) en 2015 (3).

La manne pétrolière (4) et, depuis 2004, les prêts à des taux préférentiels octroyés par la Chine (4,5 milliards de dollars), qui s’ajoutent aux crédits accordés par le Brésil, l’Espagne et l’Allemagne notamment, ont cependant fait sortir le pays d’une certaine léthargie. Le gouvernement peut mettre en avant les nombreux et coûteux chantiers qu’il a lancés aux quatre coins du pays.

La dernière phase du conflit, qui a suivi la tenue des premières élections démocratiques remportées par le MPLA en 1992, avait été ravageuse : 60 à 70 % des infrastructures, déjà endommagées par les bombardements de l’armée sud-africaine, auraient été détruites.

Des milliers de kilomètres de routes et de rails à reconstruire

Classée parmi les capitales les plus chères du monde, Luanda, qui a vu affluer les populations des campagnes saccagées par les combats, connaît une pénurie chronique de logements. Deux tiers des cinq millions d’habitants — huit fois plus qu’à l’indépendance, et un tiers de la population totale (5) — vivent entassés dans des banlieues mal desservies où s’étalent d’immenses taudis construits à la va-vite pour faire face à la demande. Pour parcourir les kilomètres qui les séparent du centre-ville, les travailleurs des faubourgs doivent dépenser jusqu’à 400 kwanzas par jour pour le transport (3 euros). L’eau vendue par les camions-citernes privés revient à 6,35 euros le mètre cube, alors que le prix pratiqué par l’entreprise provinciale publique, qui ne dessert qu’environ un million de personnes, ne dépasse pas 0,50 euro.

L’électricité est un autre cauchemar. Les Luandais subissent des coupures régulières en raison du mauvais état des lignes à haute tension reliant la capitale aux barrages hydroélectriques du fleuve Cuanza. Pourtant, le plus grand barrage du pays, à Capanda, récemment achevé, a une capacité de production de 520 mégawatts. Cent soixante-dix mille foyers seulement sont desservis par la compagnie provinciale. Celle-ci justifie son incapacité à investir par les prix très bas qu’elle pratique, héritage des années d’économie centralisée ayant suivi l’indépendance (6). Après la guerre, le gouvernement a négligé la reconstruction des lignes endommagées par les sabotages de l’Unita. Des travaux de raccordement ont finalement débuté, grâce à des financements chinois, avec l’objectif d’augmenter les fournitures d’électricité de 42 %.

Le budget 2008 (environ 25 milliards d’euros) prévoit d’investir 7,6 milliards d’euros (7) dans la reconstruction, dont près d’un tiers sur fonds propres, selon le ministre des finances José Pedro de Morais. Des milliers de kilomètres de routes, de chemins de fer, de ponts, de barrages, mais aussi des hôpitaux, des écoles et des édifices permettant la réinstallation de l’administration sont projetés ou en cours de réalisation. Depuis la fin de la guerre, la part de budget consacrée au secteur social est en forte augmentation (31 % cette année, un record pour l’Angola, contre seulement 4 % en 2005), au détriment de celui de la défense (18 %).

Difficile d’évaluer l’impact de ces politiques, tant les besoins sont énormes dans ce pays où près de la moitié de la population — qui a compté jusqu’à quatre millions et demi de déplacés pendant la guerre — n’a pas accès aux services de base. Un ambitieux plan en faveur de la santé (formation de personnel, équipements) a été lancé en 2007 : 443 millions d’euros devraient être investis en deux ans. Les entreprises de construction chinoises ont d’ores et déjà livré des hôpitaux régionaux ou de district qui attendent d’être équipés.

Est-ce le début de la distribution, tant espérée, des dividendes de la paix ? Rien n’est moins sûr. Pour l’écrivain et député du MPLA João Melo, directeur de la revue Africa 21, « le noyau de gens qui contrôle le pouvoir tend à satisfaire, en priorité, les intérêts des couches les plus aisées. Il prête plus d’attention à la privatisation des secteurs stratégiques — presque toujours en faveur des mêmes membres de l’élite — qu’aux questions sociales ou à la réhabilitation des quartiers populaires ».

Pour M. Melo, l’individualisme et l’égoïsme social des classes privilégiées ne sont pas des phénomènes nouveaux. Cependant, la promotion à l’échelle planétaire de l’« économie de casino » et de la « culture de l’argent » a, selon lui, contribué à les décomplexer (8). « En l’absence de politiques de relance du secteur productif, notamment de l’agriculture et de l’industrie manufacturière, estime-t-il, le pays est condamné à des taux de chômage très élevés (9). Il devrait [hormis le pétrole] demeurer une “économie d’importations”. »

Mis à l’index par les institutions financières internationales à la fin des années 1990 pour cause de corruption caractérisée (10), l’Angola reçoit aujourd’hui les félicitations de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Sont particulièrement appréciés les surplus de la balance des paiements, la réduction de l’inflation (de 1 400 % en 1998 à 13 % aujourd’hui) et de la dette. Luanda a même reconstitué ses réserves en devises, de 126 millions d’euros en 2002 à 6 milliards d’euros en 2008 !

Mais la gestion de la Sonangol et de l’Endiama (diamants) conserve une part d’opacité. Les rapports de l’Angola avec un groupe privé chinois de Hongkong, China International Fund Limited, pourraient également susciter quelques interrogations. En effet, le cabinet de la reconstruction nationale — dirigé par un éminent membre de l’entourage présidentiel, le général Hélder Vieira Dias « Kopelipa » — avait, fin 2004, directement négocié avec ce groupe le financement d’un grand nombre de travaux d’intérêt public, pour un total de 6 milliards d’euros échelonnés sur quelques années et gagés sur le pétrole.

Bien moins solide qu’il ne le paraissait, le groupe a brusquement cessé ses versements en 2007, contraignant le gouvernement à solliciter des banques locales un prêt de 2 milliards d’euros. Il s’agit du plus grand accord financier jamais passé avec les banques commerciales du pays, dont les liquidités sont estimées à plus de 6 milliards d’euros.

La tentation facile de racialiser les divergences politiques n’a pas disparu

Mais au service de quelle stratégie de développement ? Le manque de vision est la critique la plus fréquente adressée au pouvoir par les intellectuels et les médias, y compris ceux proches du MPLA, qui dirige le Gouvernement d’unité et de réconciliation nationale (GURN) (11). Des voix s’élèvent régulièrement dans la société civile pour reprocher aux autorités leur affairisme, dont l’actualité fournit de nombreux exemples, en particulier des cas de conflits d’intérêts où des personnalités occupant des postes au gouvernement ou dans l’administration s’accaparent (ou créent) des entreprises dans les secteurs relevant de leurs attributions.

Or il devient urgent de tracer des perspectives d’avenir, car, sans la découverte de nouveaux gisements, le pétrole ne rapportera plus que 7 milliards d’euros en 2025, contre au moins 93 milliards lors du pic de la production prévu entre 2010 et 2014 (12). En 2025, la population aura presque doublé.

Préoccupé par l’insuffisante redistribution de la rente pétrolière, le MPLA, dont les titulaires du pouvoir sont issus, a préconisé l’abandon des politiques néolibérales lors de l’élaboration, en 2007, de son agenda national de consensus pour la période 2008-2025. Simple soupape destinée à remobiliser les militants à quelques mois des élections législatives, prévues les 5 et 6 septembre 2008 ? C’est en tout cas le signe du mécontentement des militants, qui réclament plus de justice sociale.

L’issue des législatives, reportées plusieurs fois depuis 2004 et découplées de la présidentielle, ajournée à 2009 — dans le but officiel de garantir la stabilité, le mandat du président se prolongeant au-delà d’une alternance éventuelle —, ne fait aucun doute. L’opposition demeure faible et dépourvue de projet crédible. Prisonnière de son passé « savimbiste », l’Unita a refusé d’exercer son « droit d’inventaire », comme certains de ses dirigeants le souhaitaient, voire son autocritique (poursuite aveugle de la guerre et épuration de ses propres cadres) (13).

La réélection à la tête de l’Unita de M. Isaías Samakuva, en juillet 2007 — lors de primaires démocratiques dont le MPLA pourrait s’inspirer —, a marqué le rejet, par la majorité de délégués issus des zones rurales du plateau central, de figures plus consensuelles, telle celle de M. Abel Chivukuvuku, arrivé deuxième. L’Unita paraît avoir raté l’occasion de s’ouvrir à d’autres secteurs de la contestation, y compris dans la balbutiante « société civile », afin d’incarner une opposition nationale. De plus, sa volonté de demeurer jusqu’aux élections dans le GURN ne pourra que réduire sa marge de manœuvre (14). Les autres forces politiques demeurent peu connues en dehors des grands centres urbains. D’autant que le pouvoir veille au grain : avec sa puissance financière, il sait décourager bien des vocations...

Pour l’historien Arlindo Barbeitos (15), « la classe politique angolaise, à de très rares exceptions, paraît profondément ignorante des réalités du pays, pour ne pas parler de ses cultures et de son histoire. Ce sont les Eglises (traditionnelles), ainsi que certaines associations, qui, de par leur proximité avec la population, sentent le pouls de la situation, les souffrances et les traumatismes que le peuple a endurés. Mais, avec la fin de la guerre, l’esprit critique se développe et l’Eglise catholique a pris, d’une certaine façon, la tête de la contestation sociale ». Etonnamment, pour Barbeitos, le conflit n’a pas irrémédiablement divisé le pays entre groupes ou régions qui se sont identifiés avec un camp ou l’autre. « Le rejet unanime de la guerre a engendré de façon perceptible un sentiment d’appartenance à une même nation, explique-t-il. Il a uni les gens autour de l’idée qu’ils sont d’abord angolais. Un sentiment renforcé par la diffusion fulgurante du portugais — malheureusement au détriment des langues nationales — partout dans le pays, y compris dans des régions où seule une infime minorité de personnes pouvaient s’exprimer dans la langue officielle. »

La tentation facile de racialiser, plus rarement d’ethniciser, les divergences politiques existe pourtant, subtilement entretenue par certains médias : l’opposition entre une côte « occidentalisée » et arrogante et un intérieur « authentiquement africain » y est parfois présentée de façon caricaturale. En 1996, l’initiative du Parlement de mentionner, comme au temps de la colonisation, la race (blanche, noire et métisse) sur les cartes d’identité ne contribua pas au dépassement de ces clivages.

L’affirmation de la conscience nationale angolaise — que les mouvements culturels et politiques anticoloniaux ont favorisée — dépendra donc surtout, selon André Nsingui, professeur à l’université Agostinho-Neto, de la volonté de l’Etat de s’atteler « à l’élimination des inégalités et des asymétries régionales et locales ».

Mais, pour ce faire, il faudra plus que des déclarations de bonnes intentions ou même d’ambitieux programmes de reconstruction. Il faudra un véritable sursaut national, une profonde moralisation des mœurs de la classe dirigeante, voire son renouvellement et, surtout, des contre-pouvoirs plus forts et plus efficaces.

Augusta Conchiglia

(1) Cet accord complète les accords de paix de Lusaka de 1994.

(2) Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Rapport sur le développement humain 2007-2008, New York, 2007.

(3) Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Perspectives économiques en Afrique, Paris, 2007.

(4) Le revenu pétrolier nominal doit être relativisé par le coût très élevé des investissements nécessaires à l’exploitation en eaux profondes, et bientôt en eaux ultraprofondes.

(5) 65 % des quinze millions d’Angolais habiteraient en zone urbaine.

(6) La brusque libéralisation de l’économie, au début des années 1990, s’est traduite par une aggravation des inégalités. En cinq ans, l’Angola a chuté de la 74e à la 170e place sur l’échelle du développement humain.

(7) Selon l’Economist Intelligence Unit (Londres, décembre 2007), la capacité de réalisation des projets demeure modeste. En 2007, seulement 21 % des cent six projets financés par la Chine s’étaient concrétisés, 38 % n’avaient pas commencé.

(8) Lire Emmanuel Carneiro, Le Blocage historique des économies africaines. Spécialisation rentière et extraversion, L’Harmattan, Paris, 2008.

(9) 60 % de la population active serait au chômage ou sous-employée.

(10) Le jugement de quarante et un Français mis en examen dans l’affaire de l’« Angolagate » (vente d’armes de l’ex-URSS à l’Angola dans laquelle sont impliquées des personnalités politiques françaises) aura lieu en octobre 2008 à Paris. Lire Nicholas Shaxson, Poisoned Wells : The Dirty Politics of African Oil, Palgrave Macmillan, New York, 2007.

(11) Le GURN, issu des accords de 1994, regroupe tous les partis angolais représentés au Parlement, y compris un représentant du Forum cabindais pour le dialogue. Il est dirigé par le MPLA, qui a remporté les dernières élections législatives. Mais la réalité du pouvoir est exercée par le chef de l’Etat, M. José Eduardo dos Santos, lui-même issu du MPLA.

(12) Banque mondiale, Oil Broad-Based Growth and Equity, New York, 2007.

(13) La décision de continuer la guerre avait provoqué une scission dans son parti, dont plusieurs ministres siégeaient déjà dans le GURN. Lire Fred Bridgland, « Savimbi et l’exercice du pouvoir, un témoignage », Politique africaine, n° 57, Paris, 2007.

(14) Lire « Cuisant échec des Nations unies en Angola », Le Monde diplomatique, juin 1999.

(15) Auteur de Portugal et Angola. Représentations de soi et d’autrui ou le jeu équivoque des identités, à paraître chez L’Harm